Vacances en France : une manière simple de préserver l’environnement

2 Août 2020 | 0 commentaires

À l’heure d’écrire ces lignes – juillet 2020 –, le pays traverse une crise sanitaire qui oblige de nombreux vacanciers à réviser leur programme estival. Le séjour à l’étranger, ce sera pour plus tard ! Selon une étude réalisée pour les Comités Régionaux du Tourisme, seuls 14 % des interrogés sortent de l’Hexagone en 2020. 86 % de vacances en France, c’est 11 points de plus qu’en 2019 (75 %).

Vacances France pont Gard

Le moment est donc propice pour évoquer les avantages de ce tourisme local et patriote, qui a de quoi satisfaire les plus exigeants d’entre nous, en plus de contribuer à la protection de l’environnement. Même s’il s’agit d’un acte contraint pour certains cette année, il faut espérer que voyager en France devienne un choix durable, un engagement réfléchi et volontaire. Aucune raison de se lasser : le pays est une source infinie de découvertes !

Consulter rapidement dans l’article :

Les avantages

Où voyager ?

Penser global

Le tourisme de masse et mondialisé, fléau pour la planète

Avant de faire le tour de la France, commençons par le tour du problème. Pourquoi éviter de voyager à l’autre bout de la Terre ? La question mérite quelques chiffres pour prendre la mesure des dégâts.

8 %D’après une étude publiée sur le journal Nature en 2018, le tourisme occasionnait en 2013 environ 4,5 millions de tonnes équivalent CO2 soit 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), notamment à cause des déplacements et de la consommation qu’il engendre (restauration, shopping…). Les touristes proviennent majoritairement des pays au PIB élevé : États-Unis, Chine, Allemagne, Inde, Mexique…

Alors non, les Français n’occupent pas les premières places (cocorico !). Pas de quoi éviter le sujet cependant ; tous les pays ont leur rôle à jouer dans la réduction de cette pollution, qui avait crû de plus de 10 % entre 2009 et 2013.

Pour se rendre en Australie, en Californie ou en Thaïlande, vous n’avez pas l’embarras du choix : il faut prendre l’avion. Problème, ce moyen de transport est responsable d’1/5ème des émissions totales touristiques, à cause de la combustion du kérosène. Il s’agit donc d’une priorité à régler (bien sûr, les 4/5ème restants nécessitent tout autant d’efforts).

Au fait, pourquoi les gaz à effet de serre posent-ils tant de problèmes, alors que tout le monde en rejette naturellement ? Certes, les « GES » sont utiles et même indispensables à la régulation de la température sur notre planète bleue. Celle-ci descendrait bien en dessous des 0 °C (- 18 °C en moyenne) si ces gaz n’existaient pas, contre + 14 °C actuellement.

C’est l’augmentation fulgurante de leurs émissions, due principalement à l’activité humaine selon la majorité des scientifiques, qui rend la situation critique. En trop grande quantité, le dioxyde de carbone, le méthane mais aussi la vapeur d’eau participent grandement au changement climatique et ses conséquences :

  • Davantage d’effet de serre = hausse des températures à la surface
  • Hausse des températures = sécheresses et élévation du niveau de la mer
  • Sécheresses = manque de certaines ressources alimentaires
  • Acidification de l’eau = menace pour la biodiversité
  • Environnement bouleversé pour tout l’écosystème = danger sanitaire (vous avez dit Coronavirus ?)

Note : comme le rappelle le ministère de la Transition écologique, le réchauffement climatique est une tendance à l’échelle du globe ; cela n’empêche pas la baisse ponctuelle des températures dans certaines régions. Ces phénomènes météorologiques traduisent la variabilité du climat, qui ne contredit en rien la réalité du réchauffement. Pour s’y retrouver, mieux vaut parler de « changement » ou « dérèglement » climatique.

La solution sans compromis : prenez vos vacances en France !

L’enjeu est donc de diminuer le rejet de GES dans le domaine du tourisme. Et pour cela, chacun doit se questionner sur son rôle individuel, si infime semble-t-il. Évidemment, les entreprises et les États ont une responsabilité bien plus importante, de même que leurs décisions ont un impact bien supérieur. Mais sur Gagnant-Gagnante, nous nous adressons à vous en tant que personne physique, dans l’espoir de répercussions plus grandes.

Voyager en France : voilà de quoi faire plaisir à vous, votre famille, l’économie nationale et la planète. L’Hexagone a suffisamment à offrir – paysages, culture, cuisine, activités… – pour ne pas considérer un séjour sur son sol comme une frustration, et jalouser nos amis d’Instagram sirotant leur mojito à Copacabana.

💰 Intérêt n° 1 : réduire ses dépenses

Rester en France pour des vacances quand on a les moyens de partir à l’étranger, ça n’a rien d’une contrainte. Un élément important à mentionner, à une époque où une partie de la population voyage toujours plus loin, cherchant à repousser ses limites à tous les sens du terme (au fait, pensez à réserver vos billets pour Mars).

8,9 millionsEn outre, il est bon de rappeler que peu de personnes hésitent entre organiser un roadtrip en Amérique latine ou en Indonésie. Beaucoup n’ont tout simplement pas la capacité financière de le faire. En 2017, près de 9 millions de Français – en métropole – vivaient sous le seuil de pauvreté monétaire selon l’Insee. Une autre étude de 2018 par Franfinance a dévoilé que 28 % des sondés mettent de l’argent de côté pendant plus d’un an pour partir en vacances, et que ce chiffre grimpe à 43 % pour les ouvriers.

On retrouve ici un avantage indéniable des vacances en France : vous pouvez économiser une belle somme. Au-delà du prix du transport, plus le voyage est lointain, plus le budget prévu augmente. Toujours selon Franfinance, rester sur le territoire représente ainsi l’option la moins chère (en tendance bien sûr).

En plus, ce tourisme low-cost ne rime d’aucune façon avec mauvaise expérience ou services au rabais. Sans faire des folies, nous avons tous l’opportunité de visiter des lieux d’exception dans chacun des départements :

  • Vous aimez les randonnées sauvages ? 🥾 Aucun souci !
  • Vous préférez vous dorer la pilule sur la page ? 🌞 Très bien !
  • Vous êtes plutôt villages médiévaux et gorges ? 🏰 Allons-y !

📉 Intérêt n° 2 : un tourisme de proximité pour une pollution limitée

Dans le monde, le transport est le deuxième secteur le plus émetteur de CO2. En France, il occupe la première place (source : CITEPA) ! Choisir de séjourner près de chez vous, c’est réduire votre impact carbone et plus généralement votre empreinte écologique. Pas de vol ou trajet longue distance, cela enlève une sacrée épine du pied à l’environnement, si l’on en croit une analyse poussée du journal The Conversation. Le moyen de transport le plus propre est le train, largement devant le car, la voiture et l’avion, dernier de la classe et vrai cancre.

Alors n’attendez plus : réservez votre location de vacances en France et faites un geste responsable ! Précisons qu’il n’est pas question pour nous d’interdire les vacances à l’étranger : à notre avis, l’écologie punitive n’a pas d’avenir.

Certains vont dire : « J’habite à la frontière espagnole, allemande, italienne… autant voyager chez mes voisins, plus proches que la Bretagne ou les Pays de la Loire ». Vous avez complètement raison ; d’un point de vue environnemental, le tourisme local ne tient pas compte de la géopolitique. Moins vous vous déplacez, mieux vous protégez l’écosystème, qu’importent les frontières.
Toutefois, si vous décidez de découvrir la Suisse ou la Belgique plutôt que votre région par exemple, le prochain intérêt ci-dessous disparaît.

🤝 Intérêt n° 3 : passer ses vacances en France pour soutenir l’économie

En consommant – de manière raisonnée, comme détaillé par la suite – dans les commerces, restaurants et lieux d’hébergement hexagonaux, nous contribuons tous à soutenir l’activité française. De nombreux hommes et femmes vivent grâce au tourisme : serveurs, cuisiniers, vendeurs, artisans de tous métiers, guides, hôtes, etc. Sans oublier les travailleurs « invisibles » comme les agriculteurs qui fournissent les marchés, les brasseries, les boulangeries…

Privilégiez les indépendants et les petites entreprises, attachés à leurs racines et sans qui le pays perdrait une grande partie de son charme. Malheureusement, beaucoup rencontrent des difficultés à survivre face aux grandes chaînes. Oui, celles-ci emploient des milliers de salariés, mais pour combien de postes détruits en parallèle, et pour quel intérêt culturel ? Leur essor ne semble pas faire baisser le taux de chômage.

Tout n’est pas si simple, mais nul doute que la plupart d’entre nous préférons une ville authentique à un centre commercial géant, identique aux quatre coins du Monde. Afin de conserver ce patrimoine, ce terroir et ce cadre de vie uniques et formidables, n’allons pas dépenser toutes nos économies sur un autre continent.

Où voyager en France ?

Vacances France falaises Étretat

Impossible de rédiger cet article sans donner des idées de voyage en France. Nous nous excusons d’avance pour l’infinité de sites incroyables qui n’apparaissent pas dans la liste suivante. Il ne s’agit que d’exemples, pas d’un classement. N’hésitez pas à ajouter des suggestions en commentaire.

  • Auvergne-Rhône-Alpes : le Mont Blanc, les volcans d’Auvergne, le Puy-en-Velay, le Parc de Chartreuse…
  • Bourgogne-Franche-Comté : les Vosges et le Jura, Besançon, l’Abbaye de Fontenay, le festival des Eurockéennes…
  • Bretagne : le Golfe du Morbihan, la côte de granit rose, la forêt de Brocéliande, Concarneau, St-Malo…
  • Centre-Val de Loire : Chartres, les châteaux, la Sologne, Blois, le Parc de la Brenne, Orléans…
  • Corse (en prenant le ferry bien sûr !) : la Balagne, Porto Vecchio, la Castagniccia, Bonifacio…
  • Grand-Est : Strasbourg, le Massif ardennais, Reims et les routes de Champagne, le lac de Madine…
  • Hauts-de-France : la plage de Malo-les-Bains, le Vieux-Lille, la baie de Somme, la Côte d’Opale, Arras…
  • Île-de-France : Paris, Versailles, Fontainebleau, Provins, Auvers-sur-Oise, les bords de Marne…
  • Normandie : les falaises d’Étretat, le Mont-Saint-Michel, les plages du Débarquement, la cathédrale de Rouen…
  • Nouvelle-Aquitaine : la dune du Pilat, l’île de Ré, la vallée de la Dordogne, les Pyrénées Atlantique…
  • Occitanie : Carcassonne, Collioure, Albi, les grottes et gouffres, le pont du Gard, le GR10…
  • Pays de la Loire : les châteaux, Sainte-Suzanne, Clisson et son Hellfest, la forêt de Mervent-Vouvant…
  • Provence-Alpes-Côte-D’azur : les calanques, les gorges du Verdon, Annecy, Nice, la Citadelle de Sisteron…

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32 %Et pour l’hébergement ? Les Français sont 32 % à préférer louer une maison, si l’on se fie à une étude IFOP pour Casamundo en 2017. L’hôtel arrive en deuxième position (26 %) tandis que des hébergements plus économiques complètent le podium (11 % chacun). Le camping tout d’abord, puis un hébergement beaucoup plus familier : son propre chez-soi. Une donnée qui rejoint ce que nous disions à propos du budget restreint de nombreux foyers. Même si ce n’est pas la seule raison de rester dans sa maison ou son appartement, cela permet de passer ses vacances en France pour pas cher.

Note à nos amis d’Outre-mer : les îles françaises et la Guyane regorgent de destinations exceptionnelles à visiter. Néanmoins, étant donné que cet article sera lu en grande majorité par des habitants de la France métropolitaine, nous avons jugé incohérent de les encourager à s’y rendre. En effet, voyager en Guadeloupe, à Mayotte ou encore en Martinique implique de prendre l’avion, ce qui contredit le sujet de la page.

Pour des vacances écoresponsables, rester dans l’Hexagone ne fait pas tout

Revenons à l’étude du journal Nature, qui pointe du doigt les véhicules de transport et leurs conséquences sur l‘effet de serre. Pour autant, ce secteur n’est pas le seul coupable des émissions de GES, de même que ces GES ne sont pas les seuls coupables de la dégradation de notre environnement. Nous devons adopter une approche globale et faire attention à notre comportement et nos habitudes au quotidien : achats, emballages…

Ainsi, une fois votre destination de vacances en France choisie et votre logement réservé, gardez à l’esprit que le chemin est encore long avant de cocher la case « Tourisme vert ». Pour s’en rapprocher, la réflexion doit porter sur chaque action :

  • Les activités au programme. Quand on souhaite préserver la planète, tous les types de séjours ne se valent pas. Une randonnée pédestre nécessite une paire de chaussures, quand un parc d’attraction a nécessité des tonnes de ressources, en plus d’en avoir détruites. Idem pour de multiples stations de ski, contrairement à leur image naturelle. Essayez de privilégier des activités 100 % inoffensives !
  • La consommation. Les vacances sont propices aux achats. Shopping, restaurants, souvenirs… rien d’étonnant à vouloir se faire plaisir et profiter du bon temps. Cependant, ne mettez pas au placard les quelques bonnes pratiques écoresponsables (connaître la provenance des produits, favoriser le local et l’artisanal, éviter le gaspillage, etc.). Attention aussi à la consommation d’énergie ; même dans une location, l’eau et l’électricité sont aussi précieuses que chez vous !
  • Les déchets. Encore un fléau pour la biodiversité (dont l’espèce humaine, pour rappel). En période touristique, les emballages plastiques, bouteilles et autres cartons pullulent – encore plus que le reste de l’année – sur les bords de route, plages et sentiers. Il existe suffisamment de poubelles pour mettre fin à cette pollution visuelle et sanitaire, quitte à porter ses déchets dans un sac pendant quelques minutes (puis les trier).

Vacances et développement durable : comme toujours, place au bon sens

Que choisir entre :

  1. Un tourisme de masse mais de proximité
  2. Un tourisme durable mais à l’étranger ?

Quelle est la meilleure alternative entre :

  1. Une semaine dans un village vacances
  2. Trois semaines à sillonner nos routes en camping-car ?

Ce genre de questions n’a pas de réponse claire, tant les comparaisons demanderaient des calculs pointilleux et exhaustifs, au cas par cas. Les nouvelles formes de vacances « durables » dans le Monde ne dispensent pas de prendre l’avion. D’un autre côté, il n’y a aucune garantie de séjour « écolo » uniquement parce que le voyage s’effectue en France.

La seule solution est de réfléchir avec du bon sens. Cela peut paraître simpliste, mais le bon sens trouve rarement sa source dans la complexité. Dans l’idéal, n’optez ni pour le tourisme de masse ni pour un déplacement aérien, quand bien même d’autres aspects s’avèrent vertueux. Toutefois, que la démarche soit radicale ou progressive, nous ne pouvons que la féliciter. Chaque acte compte, à partir du moment où il prend la bonne direction.

Faisons au mieux, chacun à notre mesure, afin d’assurer la pérennité de tous les coins de paradis que nous aimons.

terre monnaie tirelire

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